Introduction
Tête haussée au dépit de tout, larmes mêlées au sang, œil pleurant purifiant l’âme de

l’humiliation et de toute soumission. Un drapeau flottant au dessus de la foule, une lune éternelle, et
un tombeau plein d’honneur, des millions arrivés sur ses terres, entouré d’âmes, attire les
cœurs des fidèles : « que paix soit sur Toi ho le bon serviteur obéissant à Allah, au Messager
d’Allah, au Prince des croyants,au Hassan et Hossein »
Qamar Bani Hachim, le protecteur des Fawatem. Un des Grands Héros de la Oumma.
Généreux, empathique, courageux et déterminé. Sa volonté est apparente aux horizons,
l’exemple de tous les chercheurs de la gloire. Béni de son martyr celui qui en parle, un océan
de trésor, il a prouvé à Karbala les sens de l’honneur et la fièrté. Il devant le Symbole de la
fraternité et la sincérité. Allah voulut que l’Imam Hossein (p) l’envoie au fleuve de l’Euphrate
pour qu’il déborde ensuite de vie et devint un recueil (un sanctuaire) particulier et attirant.
Apparent aux visiteurs, témoin des injustices, le cri de la croyance et la justice au cours des
temps. Un dôme embrassant les nuages reflétant son apogée au côté des minarets comme si
elles suppliaient les dons et l’afflux du ciel !

Il est toujours là illuminant l’obscurité des nuits, une lune aux horizons dessinée par les sangs.
Enchante les yeux des admirateurs et attire les cœurs des amoureux afin de se rafraîchir de sa
douceur.

Abou Fadhl Al Abbas (que paix soit sur lui) apparut sur la scène de l'histoire Islamique étant
l'unique commandant de guerre sans précédent avec ses batailles extraordinaires et victoires
qu'on n'eut jamais connues.

Il (p) a été le jour de la bataille de Achouraa, le célèbre symbole de la résistance et la volonté
qu'on n'eut jamais vue, avec son sang-froid et sa détermination égale à toute une force de
toute une armée imbattable et qui a réussi à terrifier psychiquement et mettre à terre Ibn Ziyad
et ses militaires.

Depuis, tout le monde en parle ! Il n'était jamais arrivé qu'un homme seul, avec tout le poids
des responsabilités lui confiées et pressions qu'il subissait, réussit à faire subir une telle perte
matérielle et humaine à une armée composée de milliers de soldats énormément équipés
militairement. Les historiens disent, à propos de son courage le jour de
Taffe (bataille de Achoura à Karbala), dès qu'il attaquait un bataillon, ils se dispersèrent dans
tous les sens de peur de mourir, effrayés et impuissants, bien qu'ils étaient nombreux.

Le grand courage d'Abou Fadhl Al Abbas (p) et ses (talents) de guerre sont un grand honneur
et fierté non seulement pour lui et les musulmans, mais pour toute personne croyante en
valeurs et dignités humaines.

En outre, de toutes ses belles victoires il fut l'exemple de nombreuses grandes qualités et
valeurs, tel que sa chevalerie, fidélité et bonne consolation. Il sut être présent pour son frère
l'Imam Hossein (que paix soit sur lui) durant son supplice qu'ils ont connu, où il le défendait
corps et âme, bien évidement tout cela n'est connu que par le peu de gens éprouvés en leur
croyance, et bien guidés par Allah.

Ce que marqua aussi son caractère, c'est l'immense sincère fraternité qu'il accorda à son frère
l'Imam Hossein (p), prouvée par plusieurs façons et manières avec affection et amour.
Il l’a fait au moment où il réussît à prendre le dessus au bord du fleuve et à s’approcher de
l'eau ; il en prît un peu dans ses main, assoiffé le cœur desséché, à ce moment là il pensa à son
frère l’Imam Hossein et aux enfants d'Ahlul-bayt (p) assoiffés également, il jeta cette eau sans
en boire, par solidarité avec eux en cette souffrance ! Si vous Cherchez dans toute l'histoire de

l'humanité, trouvez-vous un tel amour fraternel ? Et si vous feuilletez dans les archives de
l'histoire des grands héros, trouvez-vous une telle empathie ?
Abou Al fadhl al- Abbas (p) se sacrifia pour les grandes causes contre lesquelles l'Imam
Hossein (p) déclara la guerre, pour pouvoir établir la loi coranique, justice, et partager
équitablement les richesses et les biens dans la population.

Il (p) mourut en martyr pour que le Musulman puisse vivre libre et digne, et faire propager
l'islam et tous ses bienfaits en éliminant les injustices et les terreurs, construire une société
sans peur et sans insécurités.

Il porta la flamme de la liberté et le droit, conduisit les martyrs au sommet de la gloire, et
libéra les peuples musulmans souffrants – à cette époque - de toutes sortes de terrorismes et
tortures.

Il se lança dans le jihad (révolution) afin d’élever haut le nom d'Allah partout sur la terre,
représentant la seule et unique voix vers la liberté. Et c'est ainsi que la Révolution de l'Imam
Hossein (p) explosa donnant exemple à toute personne réclamant démocratie et liberté.
Quand l'imam Hossein avait dit à propos de sa révolution "Je ne suis point sorti en injuste ou
en prévaricateur mais plutôt en quête de réforme dans la communauté de mon grand père (p) ;
je veux ordonner le convenu, interdire le blâmable et suivre la marche de mon grand père et
mon père Ali Ibn Abi Talib (p)." il ne voulait que le changement pour les musulmans afin de
sortir de la dictature des Omeyyades à cette époque. En sachant que quelques régions ont
connu le pire terrorisme sous la tyrannie de Ziyade Ibn abi Sofiane (demi-frère illégitime
de Muawiya) qui gouvernait l'Iraq avec des lois loin d'être islamiques et surtout tuait pour
n'importe quelle raison et n'importe comment, au point que personne ne put plus rien faire !

La sanglante épopée de Karbala est considérée comme l'un des plus grands événements
historiques dans le monde, elle fût la plus belle révolution contre les injustices qui a
profondément réussi à bouleverser le cours de l'histoire islamique. Et qui donna ensuite la
possibilité de s'élever contre les dictateurs et oppresseurs.

Enfin on peut dire que la révolution de l'Imam Hossein (que paix soit sur lui) a pu déstabiliser
le pouvoir illégitime des Omeyyades et fait comprendre qu'en aucun cas ils pouvaient
représenter l'Islam ou contrôler le choix des musulmans de leur souverain.
L'Imam Hossein (p) détruit la grande puissance omeyyade et devint ensuite un symbole
d'opposition redoutable pour tout pouvoir oppressif mis en place, réveilla les peuples
musulmans qui n'ont pas hésité ensuite à se révolter au nom de la liberté, indépendance et
renverser complètement l'empire Omeyyade.

Il est important de préciser que le massacre de Karbala ne fût pas une simple bataille de
guerre classique mais le résultat de dérives politiques successives de la part de différents
gouverneurs qui ont précédé et, que ces derniers, n'hésitaient pas à s'enrichir sur le dos de
leurs peuples, faisant tout le contraire des lois et valeurs morales, économiques et sociales de

l'Islam. Ajouté à tout cela, la poursuite meurtrière des Omeyyades aux Alawites et leurs
partisans auxquels Abou Fadh al Abbas (p) appartenait.
On peut considérer qu' Abou Fadhl al- Abbas (p) est la deuxième figure principale sur la scène
de Karbala derrière son frère Imam Hossein (p) dépassant tous les autres membres de sa
famille et combattants par son courage et patience face à Ibn Ziyade et ses soldats.

On apporta qu’il (p) était « le bras droit » de guerre et une forte protection pour son
frère (Hossein (p)), qui, à la mort d'al Abbas (p) en martyr le pleura beaucoup, mais aussi
donna le courage aux autres derrière lui à se lancer sur la voix de « chahada » (se
sacrifier) pour l'amour d'Allah, en espérant se rencontrer tous ensemble au paradis.
Paix soit sur toi Abou Fadhl al Abbas (p), dans ta vie et ton martyr Grand Maître pour toute
l'humanité, Grand symbole du courage, amour, patience et empathie pour les Arabes et les
Musulmans.
Abbas paix soit sur lui
Abbas fils d'Ali ibn Abi Talib, fils d'Abdoul-Mouttalib, fils de Hachim fils d'Abd-Manaf ..ibn Qossay ibn ibn Kelab ibn Loay ibn Galib ibn Fahr ibn Malik ibn Nadhar ibn Kanana ibn Khouzaymah ibn Modrikah ibn Ilyas ibn Modhir ibn Nizar ibn Ma'd ibn Adnan.
c'est à Adnan que tout chercher doit s'arrêter de citer les ancêtres car le Prophète paix et prières soient sur lui et sa famille dit ( Ne citez plus mes ancêtres une fois arrivé à Adnan dans ma ligniée)
C'est probable que le Prophète veut éviter les mélange des noms tenant compte de la prononciation difficile, c'est également probable que le Prophète aie voulu éviter les confusions ... en tous les cas, l'essentiel dans la vie des ces hommes est qu'ils sont purs , jamais atteints des impuretés de la jahilia, ni des idéologies païennes , ils ne sont jamais prosterné à des idoles.
Dans le Coran est mentionné ( { وَتَقَلُّبَكَ فِي السَّاجِدِينَ } ) , une preuve irréfutable de la pureté et de l'adoration juste et correcte qu'ils avaient puis qu''il est bien précisé (sajidine) ...
Ce verset démontre également que Azar n'est pas le père d'Ibrahim, mais ce fut Tarikh, s'ajoute à cela le verset coranique ( { أَمْ كُنتُمْ شُهَدَاء إِذْ حَضَرَ يَعْقُوبَ الْمَوْتُ إِذْ قَالَ لِبَنِيهِ مَا تَعْبُدُونَ مِن بَعْدِي قَالُواْ نَعْبُدُ إِلَهَكَ وَإِلَهَ آبَائِكَ إِبْرَاهِيمَ وَإِسْمَاعِيلَ وَإِسْحَقَ})
Dans ce verset , il est clairement dit que le mot père pouvait désigné l'oncle et le grand-père , car sans doute Ismaïl fut l'oncle de Yacob et non pas son père; et enfin la troisième argumentation concernant l'impossibilité d'une naissance des Prophètes et Messagers des pères païens ou mécréants, le verset ( { وَإِذْ قَالَ إِبْرَاهِيمُ لأَبِيهِ آزَرَ }) où le prénom Azar est précisé , alors qu'il n'est pas nécessaire de le mentionner en cas de la désignation d'un père biologique, la précision du nom ajoute la possibilité de l'existence de plusieurs ( père, oncles, grand-père) ...

Le prophète paix et prières soient sur lui et sa famille dit : Quand Allah voulut nous créer, Il nous a créés tel q'un pilier de ( nour) de lumière dans la descente d'Adam, cette lumière illuminait son front, ensuite cette lumière est transmise à son successeur Seth en l'ordonnant de ne la transmettre que dans les utérus des mères saintes, c'est ainsi que tous les descendants suivants appliquèrent cette recommandation, tous nos ancêtres biologiques sont pures et saints , les meilleurs des hommes et des femmes, jusqu'à la génération d'Abdoul-Moutalib, la lumière fut divisée en deux, une partie fut transmise à Abdallah , de lui à Amina , une autre partie dans Abou-Talib et la transmet à Fatima fille de Assad.

Quand à Adnan , il annonçait publiquement la venue du Prophète Mohammed et affirmait qu'il en est le grand-père.

Ma'ad, le fils d'Adnan, il eut beaucoup de batailles contre Bani-Israil qui se sont dérivés de la religion monothéiste, il fut toujours victorieux, c'est pour sa foi qu'Allah ordonna à Aramia de le porter avec lui sur le boraq et le sauver de la malédiction de Bakhtansar, ils y retournèrent ensuite bien longtemps après la mort de Bakhtansar. Allah dit ( je créerai de lui ( de Ma'd) le dernier des Prophètes.
En ce qui concerne Nizar, la raison de ce nom est que son père observa un lumière prophétique sur son front, il fut tellement heureux qu'il se lança à nourrir les gens pour cette nouvelle.

Rabi'a et Modhir, d'après les hadiths il est interdit de les injurier.

Ilyas fils de Modhir fut le maître de sa tribu, un homme maîtrisant toutes les décisions.
L'enfance
Sur les genoux de son père (p)

Abbas fils d’Ali (paix soit sur eux) a vécu son enfance dans un milieu plein de spiritualités et de
piété sous les ailes de son père Ali (p) qui, lui, savait sans le moindre doute ce qui allait arriver à
son fils le jour d’Achoura. Un jour il le fit asseoir sur ses genoux, prit ses bras, les regarda avec
émotions puis les embrassa en pleurant, Om al Banine (p) lui demanda : pourquoi pleurez-
vous ? Il lui répondit triste et ému : je pense à ce qu’arrivera à ces mains, elle lui demanda
étonnée : et que leur arriverait­ il ? Il lui répondit : elles seront amputées !
Triste, le cœur déchiré, Om al banine(p) lui demanda : pour quelle raison ? Il lui dit : ses mains
seront amputées pendant la bataille d’Achouraa, où il mourra en défendant son frère Hossein
(paix soit sur lui).
Entendant cela, Om al Banine (p) s’effondra en larmes, ainsi que toutes les femmes présentes
avec elle. Puis elle se reprit, remercie Allah, déterminée de rester patiente.

Son enfance :

Abbas ibn Ali (paix soit sur eux) a reçu la meilleure éducation qui soit, d’un côté par son père
l’Imam Ali (p) l’excellent maître qui lui enseigna toutes les valeurs de l’Islam, et de l’autre côté, sa
mère Om al Banine (p), une femme pieuse et généreuse, le modèle de vertu pour les femmes
croyantes. Une enfance vécue dans une ambiance de piété, sciences, et surtout de grande foi ;
accompagné, de ses deux frères l’Imam al Hassan et l’Imam Hossein (paix soit sur eux), lui
permit de se construire moralement et intellectuellement ; en particulier l’Imam martyre Hossein
(p), avant et pendant les évènements de Karbala, un long accompagnement riche de leçons,
sincérité et patience. L’amour d’Abbas pour Imam Hossein (p) est tout simplement indescriptible !

C’est pour tout cela que l’Imam (p) avait une affection particulière pour Abbas (p) ; tout
l’enseignement qu’il reçut à fit de lui un Héros, inscrit parmi les plus grands héros qui changèrent
le cours de l'Histoire ; et sauvèrent l’humanité de l’esclavage et de l’oppression.
Abbas Ibn Ali (p) vivait pour but de propager les belles valeurs de l’Islam et construire une
société de justice et de tolérance entres les gens ; tout en ayant conscience de la difficulté de
d’établir cela, face au refus d’une majorité des musulmans à l’époque d’une part et la guerre de
l’ennemi d’autre part. C’est ainsi que Abbas, Imam Ali, Imams Hassan et Hossein (paix soit sur
eux) quittèrent cette vie en laissant derrière eux un passé riche en luttes contre les injustices et
les dérives des tyrans.
Les surnoms
Abu fadhl : (paix soit sur lui), le plus célèbre et le plus utilisé de ses surnoms. On l'appela
ainsi car il avait un fils qui s'appelait al Fadhl , dont la signification littérale de ce mot est : (le
surplus du bien). Un des poètes dit avec une jolie rime poétique en arabe : Abou Fadhl, toi
Maître du bien, combattant le mal, au point que tu sois son père* !?
Vraiment, même s'il n'avait pas un fils (Fadhl (p)), lui seul suffit pour symboliser le bien, la
générosité, la vertu par excellence, jusqu'à nos jours, les croyants le sollicitent pour tous leurs
besoins et problèmes, espérant que leurs supplications soient accordées.

Abou Qorba ( le porteur de l'outre)

Car il transportait l'eau aux enfants malgré l'accès difficile au fleuve face au camps de Yazide, il affronta les épées de l'ennemi et réussit à plusieurs reprise à remplir l'eau pour les enfants et femmes.

Abou Qassim

Il n'y a aucune source ou référence prouvant qu'il eut un fils Qassim , en revanche, le fidèle compagnon de Hossein, (p) Jabir al-Ansari dit dans la ziyara de l'arbaeen : ( Paix soit sur toi Abou Qassim, paix soit sur toi ho Abbas fils d'Ali)
Sa personnalité
Ses traits de personnalité :

L'histoire d'Al Abbas (paix soit sur lui) marqua plusieurs personnalités intellectuelles ou
révolutionnaires et devenue une des références historiques ou même littéraires ; Abbas (p) fut le
sujet de beaucoup de poésies et écrivains touchés par sa personnalité héroïque et émouvante.

Quelques Hadiths à son sujet, rapportés par les Imams (paix soient sur eux) :

1-L'Imam Zayn al Abidine dit : « Que la miséricorde d'Allah soit sur mon oncle Abbas, il était un
homme éprouvé qui ne pensait qu'aux autres, qui défendit son frère Imam Hossein jusqu'à que
ses mains soient amputées ;Allah le récompense de deux ailes pour voler avec les anges au
paradis, de la même façon que Jaafar ibn abi Taleb, Abbas (p) est tellement proche d'Allah que
tous les martyrs l'envieront le jour du jugement dernier »

L'Imam Zayn al Abidine fut un Imam fondateur des vrais principes de l'adoration et de vertus en
Islam (continuant sur le même chemin que les Imams (paix soit sur eux) qui l'on précédé) et avait
des pensées particulières envers Abbas (p) présents tous les deux à Karbala.

2- l'Imam Sadiq (paix soit sur lui) :

L'Imam Sadiq fut l'esprit innovateur des sciences islamiques, un Savant reconnu par la majorité
des musulmans grâce à une multitude de connaissances et découvertes scientifiques reprises par
d'autres savants musulmans et 'autres chercheurs à l'époque.
Il dit : « Mon oncle Abbas ibn Ali (p) fut perspicace, tenace croyant, luttait au côté de son frère
Hossein (p), endura beaucoup jusqu'à son martyr »

Nous retenons de cela qu'Abbas fut surtout :

a- un homme de perspicacité : car il fut très prévoyant et intelligent, ayant une âme pure jamais
influencée, ne connaissait pas le recul aux moments durs, a soutenu son frère Hossein(p) sans se
décourager, et c'est ainsi qu'Abbas fut inscrit dans les esprits des croyants pour lequel ils sont un
grand amour et affection.

b- un homme solide en ses croyances : c'est un des traits principaux de sa personnalité ; il ne
recula jamais devants les épreuves de Karbala ou autres,  il resta fidèle à sa foi, et ne
se laissa jamais tenté matériellement.

c- un homme de jihad : car il suivit, sans hésiter, son frère Hossein (p), lutta avec souffrance
auprès e lui, se sacrifia pour le protéger, se chargea d'apporter l'eau aux femmes et enfants, au milieu des dangers face aux soldats du maudit ennemi.(suite, voir Ziyarat Imam Sadiq rendue à Abbas
Les soeurs
:Les dix-huit soeurs d'Abbas nées de son père Ali paix soit sur eux sont

Zaynabe, Jomana, Omama, Om Salama, Ramlah décédées toutes avant la mort de l'Imam Ali (p)

Les soeurs mariées sont :

Zaynab Al-Aqilah mariée à Abdallah ibn Jaafar At-Tayar et eut l'ainé Jaafar
Abbas, Ali connu sous le nom de Zaynabi, Awn mort à Karbala le jour de Taff,
Om Kalthoum mariée par l'Imam Hossein (p) à son cousin Qassim fils de Mohammed Tayar
Roqaya mariée à son cousin le martyre Mouslim fils de Aqil avec qui elle eut Abdalah , Ali et Mohammed

ensuite Mouslim se maria avec Om Kalthoum fille d'Ali avec elle il eut Hamida, qui se marie avec le connu savant Abdalah ibn Mohammed ibn Aqil ibn Abi taleb

Fatima mariée à Abou Said ibn Aqil et eut avec lui Hamida
Khadija mariée à Abdel-Rahman ibn Aqil et eurent Said
Om Hani mariée à Abdalah ibn Aqil et eurent Abdel-Rahman et Mohammed
Om Al-Hassan mariée à Ja'dah fils de Hobayra Makhzoumi
Omama mariée à Silt fils d'Abdalah ibn Noufal ibn Harith ibn Abi Taleb et eut Nafissa
Les frères
Tout chercheur dans l'histoire de Abou Fadhl Abbas paix soit sur lui doit connaître ses frères, car en plus de la fraternité qu'il eut avec Les Imams Hassan et Hossein (p) , il eut une proximité particulière d'eux.
Ces deux frères sont incomparables comme le confirme l'Imam Ali le jour de la Choura (Y a-t-il parmi vous qui le père de deux Jeune Petits-fils du Prophète, les Maîtres des jeunes au Paradis ?

Mo'awiya se vanta un jour en disant : mon père fut un maître à l'époque de Jahilia, moi je suis un roi en Islam, j'écrivais les révélations du Coran, et je suis l'oncle des croyants.

l'Imam Ali lui répond qu'il est le beau-fils du Prophète , le neveu du meilleur des martyrs, le frère de Tayar l'ami des anges au paradis, qu'il est le premier en Islam, le successeur légitime désigné par le Prophète, et ses enfants
sont les petits-fils du Prophète paix et prières soient sur lui et sa famille.

Les frères d'Abbas sont :

Les Imams Hassan et Hossein (p).
Abbas
Mohammed ibn Hanafia
Omar Atraf

Les enfants de l'Imam Ali (p) sont :

Hassan, Hossein, Mohsine de Fatima Zahra paix soit sur eux.
Mohammed ibn Hanafia de Khawla
Abbas, Abdallah, Jaafar, Othman, de Om al-Banine
Omar al-Atraf, Abbas junior, de Sahbaa
Mohammed junior de Omama fille d'Abi As
Yahya, Awn de Asmaa fille de Omays
Abdallah, Abou bakr de Layla fille de Mas'oud
Mohammed de Om Walad

D'après Ibn Taous dans ( Tarf) et autres sources, Mohsine, le bébé martyr, avec accentuation (chadda) de (S) , fut appelé ainsi en mémoire d'un des fils de Haroun (Mochbir) le frère de Mois (p),
Les oncles
Le Prophète dit : ( l'enfant ressemble à ses oncles maternels, et ses oncles paternels également), les oncles ont sans doute une influence sur le développement et la personnalité de l'enfant, mais avant de les présenter , voici un bref résumé de la vie de l'oncle du Prophète (paix et prières soient sur lui) , dont il était beaucoup fière , Hamza ibn Abdel-Mouttalib

Savons-nous qui était Hamza ? Savons nous ce que voulait dire le Prophète pat ( Hamza est le lion d'Allah , le lion du Prophète ? Voulait-il seulement décrire le courage et la bravoure de Hamza ??
certes, non , car le Prophète est précis dans son expression, il aurait dit ( Hamza est un lion ) !


Sayed ibn Taous dans son livre ( Tarf) : le Prophète dit à Hamza la veille des ses blessures «  tu aura une longue absence, que vas -tu dire à Allah quand Il te demandera les lois de l'Islam et les conditions de la foi ??
Hamza pleure et dit : guide et explique moi
Le prophète lui répond : Atteste qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah, et que Mohammed est son Messager , la wilaya pour Ali, et que les Imams sont la descendance de Hossein, et que Fatima est la Dame des femmes de tous les mondes, et que ton neveu Jaafar Tayar est avec les Angess au paradis, et que Mohamed et sa famille sont les meilleurs des terres.
Hamza : j'y crois, j'en suis certain.
Le prophète : et tu atteste que tu es le maître des martyrs, le lion d'Allah et de son Messager.

À ce moment , Hamza s'effondra sur sa tête, puis embrassa le Prophète entre ses yeux et dit : j'atteste, tu en ai témoin, Allah en est témoin, et le témoignage d'Allah me suffit.

D'après ce hadith, il est certain que la place de Hamza est incomparable, il a atteint de très hauts niveaux de foi et de piété, mais en plus de cela , le Prophète voulut parfaire les croyances et la certitude de Hamza en le faisant témoigner la wilaya pour Ali et prononcer la bay'a pour lui et tous les Imams ensuite ..

Il a obtint aussi l'une des plus élevée place en ayant cet ordre d'attester pour lui même et pour son neveu ! C'est une particularité exclusive à Hamza, l'Imam Ali dit : les martyrs de mohajirine avec le prophète ont chacun sa grâce, en revanche le martyrs d'entre nous obtient la faveur de ( le maître des martyrs), distingué des autres par les soixante-dix takbira lors de la prière de ses funérailles.

Le jour de la choura ( la réunion), l'Imam Ali se proteste en disant : y a-t-il parmi vous quelqu'un tel que mon oncle Hamza ? Le lion d'Allah et de son messager !
L'Imam Hassan dans ses discours : Hamza et son neveu Jaafar furent parmi les premiers qui répondirent à l'appel du Messager, tués avec d'autres compagnons.
Le Maître des martyrs l'Imam Hossein dit le jour de Taff : Hamza le maître des martyrs , n'est-il pas mon oncle ??
Le mariage et la naissance
Son père :

Abou Fadhl al Abbas (p) est le fils d'Ali (paix soit sur lui) fils d'Abou Taleb (qu'Allah soit satisfait de
lui). Ali (p) est le successeur désigné par le Prophète Mohammed (salut soit sur lui et sa famille),
le premier croyant en Allah et en la prophétie de Mohammed (sslf), et l'époux de Fatima (paix soit
sur elle) fille du Prophète (sslf).

Le prophète Mohammed (sslf) le surnomma souvent « l'entrée à la cité des sciences » et lui disait
: « Tu as de moi le même statut qu'eut Haroun de Moise ». Considéré unanimement par tous les
Musulmans étant le plus courageux et le plus grand héros de guerre et «Le Savant » en Islam, et
bien d'autres qualité et vertus.

Sa mère :

C'est la femme pieuse Om al Banine fille de Hizam ibn Khaled al Kilabya (paix soit sur elle), un
des plus grands nobles parmi les chefs des tribus arabes.

L’année de sa naissance
On rapporta qu’il est né le 4 cha’baan l’an 26 hégirien.

Le choix de son prénom :

C’est Ali (p) qui lui donna ce nom tout en sachant qu’il allait être impitoyable face aux ennemis, et
c’est ce qui s’est passé pendant les jours de Achoura,où il réussit à vaincre beaucoup de soldats
dans le clan de l’ennemi et lui causer une grande perte materielle.
Un des poètes dit : Abbas leurs rit et sourit .... La frayeur de peur de mourir sur les visages de
l’ennemi.
Les Imams parlent d'Abbas (p)
Ziyarah de l'Imam Sadiq pour Abbas (paix soit sur eux) : une prière résumant les

profondeurs de la personnalité de Abbas (p).

Tout d'abord, il est nécessaire d'explique ce qu'est une Ziyarah ( rendre visite) : un pèlerinage, ou
visite rendue sur le lieu des tombes pour pleurer et renouveler son deuil pour les Imams (paix soit
sur eux) et autres vertueux, se pratique sur place en lisant une prière rapportée par les Imams
(paix soit sur eux), ou bien de chez soit en cas d'incapacité de se déplacer.
Voici ce que dit Imam Sadiq (p) en se rendant sur la tombe de Abbas (p) :

« Que le salut d'Allah, de ses anges les plus proches, de ses messagers, de ses bons serviteurs,
ainsi que tous les martyrs, des pieux, et des âmes pures qui te rendent visite, Hô ! Fils du Prince
des croyants ! »

Un salut, hautement valorisant la personnalité d'Abbas (p), décrivant clairement sa place très
proche d'Allah.

« Je témoigne que tu fus soumis, croyant, fidèle, bon conseil, pour le successeur du Prophète, le
petit­ -fils bien­ aimé, le maître savant, successeur désigné, opprimé assassiné. »
De ce passage, nous déduisons :

a­ La soumission de Abbas (p) à Imam Hossein (p), et qu'il se remettait à lui uniquement pour
toutes affaires et durant tous les évènements avant et après Karbala.

b­ La certitude dans sa croyance, car Abbas(p) ne douta jamais des décisions de Imam
Hossein(p), et crut en toutes ses causes, ne recula jamais non plus devants l'ennemi durant la
bataille de Karbala.
c­ Fidélité : il resta persistant au côté de son frère, tenu sa promesse, et mourut fixé sur ses

principes.
d­ Bon conseil : dès que Imam Hossein prit la décision de se révolter contre du maudit Yazide,

Abbas (p) attesta sans hésitations que c'était la bonne solution contre la tyrannie ; notons ici que
Imam Hossein n'eut pas besoin de conseil mais c'est l'habitude éducative de l'Imam à tenir au
courant les plus proches de leurs disciples des détails des évènements.

Imam Sadiq dit : « Qu'Allah t'accorde toutes les récompenses du Prophète, Ali, al Hassan, et
Hossein (paix soit sur eux) pour ta patience, endurance, et ton aide, Hô bienheureux tu quittas
cette vie. »

Ensuite, il continua : « Je témoigne, et je témoigne pour toi devant Allah, que tu suivis la voie
des Badriyines al Mojahidines (1), qui se soutiennent dans le jihad de ses ennemis, qui portent
secours à ses alliés, défendent ses bien­aimés ; qu'Allah te récompense la récompense de toute

personne tenant son engagement, répondant à son appel, soumise aux Imams (p)) . »
On note de ce passage l'importante considération que l'Imam Sadiq (p) accorde à Abbas (p) en le
décrivant au même rang que les martyrs de Badr.

Et enfin Imam Sadiq dit : « Je témoigne que tu t'engageas entièrement, que tu fis de grands
efforts jusqu'à que tu sois inscrit parmi les Martyrs, et ton âme soit au côté des bienheureux ; et
qu'Allah t'offrit la meilleure maison au paradis, la meilleure des chambres, et t'éleva parmi les
Messagers (p) les pieux et les martyrs, le plus heureux accompagnement qui soit. Je témoigne
que tu n'hésitas point que tu te fatiguas point, parti certain de ton choix, suivant les vertueux, les
Prophètes (p) qu'Allah nous réunisse avec son Messager (Mohammed) et ses bien­aimés auprès
des bienheureux, Allah est très Miséricordieux»

Notre Imam Mahdi (paix soit sur lui) dit à propos de Abbas (p) :

« Que le salut soit sur toi Hô Abou Fadh Abbas fils de Ali, qui te chargea de consoler
personnellement ton frère, toi qui ne pensas qu’a ton au­delà, te sacrifias pour lui, le protégeas,
lui apporta l'eau, tes mains amputées, que tes assassins soit maudits (Yazide ibn Raqade et
Hakim ibn tofayle taay) »

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(1) Les combattants de la célèbre bataille de Badr avec le Prophètes Mohammed (paix soit sur lui
et sa famille).
Abbas sert l'eau aux membres d'Ahlo-Baite
Servir l'eau est un acte fortement recommandé car l'eau est la vie et la renaissance de soi, le Prophète paix et prière soient sur lui et sa famille dit ( le meilleur des actes est de rafraîchir
le foi d'une bête ou autre, s'il lui sert l'eau cela efface tous ses pêchers, ils se dispersent comme les feuilles des arbres, pour chaque goûte d'eau Allah lui donne u n quintaux au paradis et lui fait boire du nectar étanche, et si une personne arrose une terre désséchée, elle rejoint le Prophète ...)

Un homme demanda au Prophète de ce qu'il peut faire pour pouvoir entrer au paradis il lui répond,
achète un nouveau arrosoir , et arrose jusqu'à que tu maîtrises ce travaille, et c'est ainsi que tu entrera au paradis

l'Imam Sadiq paix soit sur lui dit : celui qui arrose l'eau là ou se trouve l'eau est égal à celui qui libère un esclave, celui qui arrose là où il n'y a pas d'eau est égal à celui qui fait renaître une vie, renaître une vie est la renaissance de tous les gens.

c'est pour ces raisons que l'eau reste le principal symbole de la vie, l'Imam Sadiq répondit à la question ( quel est le goût de l'eau ?) : le goût de la vie

Il n'est pas étonnant que Abbas hérite cela de ses grands-parents, les arabes servaient l'eau aux pèlerins,, l'Imam Ali servait l'eau au compagnons à la Gazwat Badr ...

Abbas (p) apporte l’eau aux enfants d’Ahlo­-Bayte

Abou fadhl al Abbas (paix sur lui) ne pouvait plus entendre les enfants et les bébés pleurer de
soif, accompagné de trente combattants, ils prirent quarante gourdes à remplir et réussissent

s’approcher malgré tout jusqu’ au fleuve derrière Nafee ibn Hilal al Moradi, ils trouvèrent le maudit
Omrou ibn Hajjaj Zobaydi, ce dernier devait surtout surveillait que personne du camp de

Hossein(p) puisse avoir l’eau de l’Euphrate, il dit :

­ « que veux-­tu ? »
­« nous sommes venus nous servir l’eau que vous nous interdisez »

­« sers-­toi »
­« comment peux-­tu penser que je puisse boire et Hossein(p) est assoiffés, je veux qu’ils puissent
tous boire »
­« Non, nous sommes là justement pour les empêcher »
Abou Fadhl al Abbas (p) et les braves hommes avec lui avancèrent malgré l’entrave imposée, ils

commencèrent à remplir leurs outres, ce que mit Omrou en colère, une bataille se déclencha
mais ils n’y eurent pas de victimes. Abbas (p) et ces brave homme revinrent dans leur camps
apportant l’eau, et c’est ainsi que depuis, on surnomma Abbas (p) l’Arroseur.

Achimr promet la sécurité pour Abbas et ses frères (p)
Le narquois Chimr réussit convaincre Ibn Marjana à mettre en sécurité Abbas et ses frères(p),
pensant pouvoir les retourner contre Hossein (p) et affaiblir la résistance des combattants de

Hossein (p) ; il appelle :
« Où sont nos neveux ? » il avança vers eux avec sourire et affection leur demandant de le
suivre pour les mettre en sécurité, ils crièrent tous furieux et indignés « qu’Allah te maudisse,
comment oses-­tu nous offrir protection et pas Le fils du prophète ! (paix soit sur lui et sa
famille) ? »
Chimr, n’insista pas, comprit qu’ils ne trahiront jamais Hossein(p), déçu, stratégie échouée, il se
retira.
Abbas et les événements de Taff
Abbas (p) apporte l’eau aux enfants d’Ahlo­-Bayte

Abou fadhl al Abbas (paix sur lui) ne pouvait plus entendre les enfants et les bébés pleurer de soif, accompagné de trente combattants, ils prirent quarante gourdes à remplir et réussissent s’approcher malgré tout jusqu’au fleuve derrière Nafee ibn Hilal al Moradi, ils trouvèrent le maudit Omrou ibn Hajjaj Zobaydi, ce dernier devait surtout surveillait que personne du camp de

Hossein(p) puisse avoir l’eau de l’Euphrate, il dit :

­ « que veux-­tu ? »
­« nous sommes venus nous servir l’eau que vous nous interdisez »
­« sers-­toi »
­« comment peux­tu penser que je puisse boire et Hossein(p) est assoiffés, je veux qu’ils puissent tous boire »
­« Non, nous sommes là justement pour les empêcher »

Abou Fadhl al Abbas (p) et les braves hommes avec lui avancèrent malgré l’entrave imposée, ils commencèrent à remplir leurs outres, ce que mit Omrou en colère, une bataille se déclencha mais ils n’y eurent pas de victimes. Abbas (p) et ces brave homme revinrent dans leur camps apportant l’eau, et c’est ainsi que depuis, on surnomma Abbas (p) l’Arroseur./ serveur d'eau

Achimr promet la sécurité pour Abbas et ses frères (p) Le narquois Chimr réussit convaincre Ibn Marjana à mettre en sécurité Abbas et ses frères(p), pensant pouvoir les retourner contre Hossein (p) et affaiblir la résistance des combattants de Hossein (p) ; il appelle : « Où sont nos neveux ? » il avança vers eux avec sourire et affection leur demandant de le

suivre pour les mettre en sécurité, ils crièrent tous furieux et indignés « qu’Allah te maudisse, comment oses­-tu nous offrir protection et pas Le fils du prophète ! (paix soit sur lui et sa famille) ? »

Chimr, n’insista pas, comprit qu’ils ne trahiront jamais Hossein(p), déçu, stratégie échouée, il se retira.

L’armée de Yazide part pour la guerre :

Le 9 Mouharam, dans l’après­midi, l’armée maudite de Yazide était Karbala, n’ayant qu’un but :

éliminer les combattants résistants restants, et surtout, finir le plus rapidement possible avec Hossein(p) qui ne veut pas reculer. Durant quelques instants, Hossein(p) s’assit devant la tente avec son épée dans la main, il baissa la tête, s’endormit quelques instants ; pendant ce temps­là ; Zaynab (p) entendit des voix d’hommes s’approcher de la tente, soudainement angoissée, elle se précipita vers son Frère(p), il lui annonça :

« Je viens de voir Grand­père paix sur lui et sa famille) dans mon rêve m’informant que je vais bientôt le joindre »

Zaynab, effondrée se gifle son visage choquée et dit :
« Quel malheur ! »

Abbas (p) regarda Hossein(p) et dit :
« Cette foule est venue pour Toi »
« Vas les voir mon cher frère et demande : avez­-vous changé d’avis et que voulez-­vous ? »

Ils répondirent : soit vous vous soumettez à Yazide soit nous vous combattons » Abbas revint informer Hossein (p) de la nouvelle, pendant ce temps, Habib ibn Mothaher tenta de les raisonner et leur rappeler les risques qu’ils prenaient : « Malheur à vous ! Comment allez­-vous rencontrer Notre Seigneur et son Messager Mohamed avec le sang de sa famille sur vos mains ? Vous ne savez donc pas qu’ils sont pieux et bons adorateurs, de même pour leurs partisans » Azra ibn Qays répondit avec ironie : « ho ibn Mothaher tu te crois meilleur que nous ?! Le brave Zouhir ibn Qayine intervint : « ho ibn Qays crains ton Seigneur, n’aide pas ceux qui veulent vous égarer, ne tuez pas les croyants »

Azra : « tu étais de notre côté que t’arrive­t­il » Zouhir : « Je n’ai jamais écrit à Hossein, ni envoyé de messager, je l’ai croisé, il m’a rappelé Le Prophète Mohammed (p) et j’ai appris ce qu’il a enduré avec vous, de votre trahison, vous avez choisi la voie de la vie ici­bas, j’ai donc décidé de le soutenir et rejoindre son camps et préserver les droits du Prophète (p) »

Zouhir très sincère, il ne prétendit rien, il expliqua clairement la raison pour laquelle il rejoignit Hossein(p), pendant ce temps, Abbas rapporta le message de ibn Saad à Imam Hossein(p), l’Imam lui répondit « retourne leur demander de nous accorder jusqu’ demain, nous allons prier et demander pardon à notre Seigneur, il sait que j’aime la prière, les supplications et lire son Livre, » Chimr n’osa pas prendre cette décision seul, il demanda tout d’abord cette permission à son supérieur Ibn Saad de peur des reproches de Yazide, soudain ibn Hajjaj cria « Allah soit loué, si il ‘était de Daylam vous devriez répondre, mais répondez lui donnez-­lui ce qu’il veut » Il ne précisa pas qu’il parlait de Hossein(p), car beaucoup de soldats dans l’armée de Yazide ne savaient pas contre qui menaient cette guerre ! Et c’est pour cela aussi qu’arrêter ou tuer Hossein (p) fut l’urgence des chefs militaire ! Un d’eux s’approcha du camp de l’Imam et dit : « ho compagnons de Hossein(p), nous vous accordons jusqu’à demain, soit vous vous rendez (au prince Yazide) soit on vous déclare la guerre » Et la bataille fut reportée au 10 Mouharam , Ibn Saad resta attendre la réponse de l’Imam Hossein (p) au sujet Yazide.

Imam Hossein (paix soit sur lui) autorise les combattants à partir

La nuit du 10 moharam, l’Imam(p) rassembla ses compagnons et sa famille et leur expliqua la situation et sa décision, et les autorisa à se retirer de la bataille si ils le souhaitaient, et de le laisser mourir seul : « Louange à Allah, je le remercie dans le bonheur et le malheur, Hô Allah je te remercie de bous avoir honorés par la Prophétie, de nous avoir appris le Coran, et de nous avoir expliqués et montrer notre religion, de nous avoir donné des oreilles, yeux et cœurs, et que tu nous as pas créé des idolâtres. Je ne connais point d’autres compagnons meilleurs que les miens, ni meilleure famille que la mienne, qu’Allah vous récompense, notre dernier jour sera demain, je vous autorise donc à partir, déchargés de vos responsabilité, voici la nuit est tombée, que chaque homme d’entre vous accompagne un autre de ma famille, partez le plus loin possible, qu’Allah vous récompense, l’ennemi me veut, et quand ils m’auront ils vous oublieront » L’Imam démontra clairement que la cible fut lui, et lui seul, par ces paroles profondes nous voyons bien l’importance de l’Imamat, et les décisions sages qu’un Imam puisse prendre dans l’intérêt de ses partisans ou les intérêts religieux.

La réaction de Ahlo Bayte

L’Imam (p) n’eut pas encore fini son discours alors que tous les membres de sa famille se mirent à pleurer, Abbas intervient en disant : pour quelle raison avons­nous le droit de rester vivants après toi ? nous le souhaiterons jamais » ensuite l’Imam(p) se tourna vers ses cousins les fils de Aqil et dit « la mort de Mouslim ibn Aqil suffit, je vous autorise à vous en aller » Personne n’accepta, ils choisirent tous à rester combattre ou mourir en Martyrs : « comment est­-ce possible de laisser notre Maître, nos cousins, sans aucune aide, comment est ­ce possible de ne jeter aucune flèche, ne lancer aucune lance, lever aucune épée, laisser sans nos préoccuper d’eux ? Non, nous reculerons jamais, nous restons combattre jusqu’à la mort, la vie ne vaudra plus rien sans toi » Ils étaient courageux et braves ces héros de Ahlo­ bayte, l’amour pour Hossein fut plus fort que tout !

La réaction des compagnons :

Il en fut de même pour ses compagnons, ils choisirent de continuer à combattre, Mouslim ibn Awsajah se leva et dit : « si je te laisse, que dirai­-je à Mon Seigneur de mon devoir envers toi ?Je voudrais leurs donner des coups avec ma lance, les frapper avec mon épée de toutes mes forces, et si je n’ai plus d’arme, je jetterai des pierres sur eux jusqu’à la mort avec toi » Said ibn Abdalah al Hanafi : “Je ne partirai pas je veux qu’Allah sache que nous te préservons pour l’amour du Prophète(p), si je devais être assassiné puis ressusciter puis mourir puis revenir en vie pour être brûlé et me faire subir cela soixante dis fois , je ne te laisserai pas, en vérité nous mourrons une seule fois digne, et nous irons vers une vie éternelle »
Zouhir ibn Qayine à son tour se leva et dit : « si je devais mourir mille fois pour te protéger et protéger ses jeunes hommes de ta famille je n’hésiterai pas »

Ce fut de même pour les reste ils insistèrent tous pour rester combattre au côté de l’ImamHossein (p) disant : Nous remercions Allah, il nous permet de combattre pour toi, ne veux-­tu pas ho Hossein que nous soyons avec toi au même degré »Ils furent tous prêts à cette bataille, une bataille sainte pour des grandes causes humaines.

Une nuit consacrée aux adorations :
Ils passèrent la nuit entre prières, supplication et lecture du Coran, personne ne ferma l’œil,attendant le Grand jour : le jour de la Chahada.
L'avant Achouraa
Sur le chemin pour la terre sainte de la chahada 

l’Imam Hossein (paix soit sur lui) quitta la Mecque en sachant que le maudit Yazide prépare son
assassinat , et que ce dernier ordonna à ses espions : « si vous le trouvez accroché au rideaux de
Kaabah, tuez –le ! » l’Imam (p) décida d’éviter de faire couler son sang dans un lieu saint pendant un mois saint (mois du Pèlerinage) surtout que son ambassadeur Mouslim ibn aqil lui écrit de venir à Koufa pour que ses partisans lui fassent la Bay’a (serment d'allégeance).L’Imam accompagné de sa famille, femmes et enfants, sous la protection d’Abou Fadh al Abbas s’orientèrent vers Koufa espérant la chahada, sur leur chemin ils croisèrent le célèbre poète al

Farazdaq homam ibn ghaleb, qui lui dit :
- ho fils du Prophète (paix soit sur lui et sa famille) pourquoi avez-vous quitté si tôt le pèlerinage ?
-si je ne m’étais pas pressé j’aurai été emprisonné, d’où venez-vous ?
- de Koufa
- que se passe-t-il labà ?
-les gens ont le cœur avec vous et leur épée avec les Omeyades, qu’Allah fasse justice !
- tu as raison, nous nous rendons à Allah, dans tous les cas, nous nous soumettons à sa volonté, si il nous rend justice nous le remercierons, sinon lui seul connait notre sincère intention, puis il dit

quelques verre :

La vie d’ici-bas est précieuse, mais celle d’au-delà est plus noble
Les corps ne sont point immortelles, mais mourir d’une épée pour l’amour d’Allah est meilleur
Le gagne-pain est une chose partagée de la part d’Allah, mais aller chercher son gagne-pain est meilleur
Nous laissons (derrière nous) nos richesses, pourquoi alors l’être humain en est radin.
Voici l’exemple de l‘esprit général régnant sur Koufa à cet époque, si un homme comme Farazdaq, une personne intellectuelle et consciente ne se joint pas à l’Imam (p), que diront les autres simples gens !L’Imam (p) apprend la nouvelle : la mort de Mouslim ibn AqilLe convoi avança vers Koufa, arrivé à Zarod, ils aperçurent un homme venant de labà, l’Imam (p) alla vers lui pour lui demander des nouvelles, mais l’homme dévia sa route, l’Imam Hossein (p) le laissa partir.

Abdallah ibn soulaymane et Mounther ibn mochamal al asdayane, tentèrent malgré tout de rattraper et lui demander ce qui se passe à Koufa, l’homme leur dit « je n’ai quitté Koufa jusqu’à que Mouslim et Hanee ibn Orwa soit assassinés et leurs corps trainés dans les rues .. »Abdalah et Mounther retournèrent avec l’Imam et arrivés à Thaalabya ils dirent :
- que la miséricorde d’Allah soit sur vous nous avons une nouvelle pour vous, la voulez-vous en

privé ? L’Imam regarda ses compagnons et dit

-  je n’ai pas de secret envers ceux-là.
-avez-vous vu l’homme que nous avions croisé hier soir ?
- oui et je voulais lui questionner.
-nous avions enquêté pour vous nous apprenions que c’est un homme de confiance et nous

apprit qu’il e quitta Koufa qu’à la suite de l’assassinat de Mouslim et Hanee ibn Orwa, ils furent traînés dans les rues des marchés !Apprenant la nouvelle, tout le monde se mit à pleurer attristé par la traîtrise de la population, l’Imam se tourna vers les autres enfants de Aqil et dit : qu’en pensez-vous ? Les jeunes gens résistèrent confirmant leur volonté de mourir au côté de l’Imam.

L’Imam lit ces vers :

Je poursuis ma quête, ce n’est pas la honte qu’un jeune meurt, si, il combat sincèrement et meurt

musulman,Si je meurs je ne regretterai pas, si je restais en vie personne m’en voudra, la honte est d’être humilié et contraint.L’imam (p) apprend la nouvelle : la mort de son messager Abdallah ibn Yaqtar.

Le convoi poursuivit son voyage, sur son chemin on apprit la mort du messager Abdalah ibn Yaqtar envoyé à Mouslim, arrêté par les surveillants militaires, Ibn Marjana ordonna à Abdalah : monte sur Minbar et insulte le menteur (Imam Hossein(p)) fils du menteur pour que je décide quoi faire de toi !Ibn Marjana fut certain que Abdalah aussi baissera les bras sous cette pression et menace de mort mais une fois sur Minbar Abdalah dit : ho gens, je me présente je suis l’envoyé de l’Imam Hossein ibn Fatima (paix soit sur eux) pour vous appeler à le soutenir contre ce menteur fils de menteur (ibn Marjana).

Et c’est ainsi il poursuit son discours contre le pouvoir jusqu’à l’arrivé de la police qui l’arrêta et le jeta du haut du château, il resta en vie les os cassés, c’est le maudit Abdlmalik Lakhmi qui se chargea de l’abbatre et l’offrir à son maître Ibn Marjana.

Affaibli, l’Imam annonça : nous avons été trahis par nos partisans, j’en voudrais pas à ceux d’entre vous qui veulent reculer !Bien évidemment beaucoup d’en eux ne poursuivent plus le combat avec l’Imam (p) et choisissent la survie, par contre les fidèles peu nombreux restèrent avec lui sur ce chemin de la chahada et combat. Ce ne fut pas l’unique fois où l’Imam (p) donna le choix à tous de poursuivre ou arrêter, pour but de bien leur faire comprendre ce que les attends.La rencontre d’al Hor :

Le convoi poursuit son voyage jusqu’à Charraf, ils trouvèrent une source d’eau, l’Imam demanda
à tous de bien boire et remplir les réserves, ils marchèrent un moment, soudain quelques-uns d’entre eux crièrent : Allah Akbar ,
L’Imam Hossein(p) : qu’y a-t-il ?

- Nous avons vu les palmiers !
- Un d’entre eux qui connaissait bien la route dit : non il n’y pas de palmiers ici, ce sont les lances et les oreilles des chevaux !L’Imam regarda aussi au loin et dit : oui je vois cela aussi. (Il reconnut l’armée d’Ibn

Marjana) Allons-y trouvons nous un refuge pour nous rassembler et leur faire face ; au bout de quelques instants les soldats arrivèrent à leur tête al Hor ibn Yazide Ryahi envoyé à la recherche de l’Imam ; on rapporta qu’ils étaient environs mille soldats,

assoiffés tous voulant trouver l’Imam pour le tuer, du côté de l’Imam (p) on leurs proposa de boire et arroser leur chevaux, ensuite remplir même leurs gourdes. alors que lui(p) et ses enfants seront assassinés assoiffés le jour de Achouraa.

Le discours de l’Imam Hossein (p) :« Ho gens, je demande pardon à Allah ensuite à vous, je ne suis venu à vous qu’après vos écrits me demandant : viens à nous nous n’avons plus d’Imam, nous voulons que tu rassemble sur le droit chemin. Si vous y teniez toujours me voilà arrivé chez vous, donnez-moi donc votre promesse, sinon je retourne d’où je suis venu. »

Ils s’abstinrent de répondre, car la plupart furent ceux qui l’appelèrent à venir par l’intermédiaire de Mouslim ibn Aqil.

L’heure de la prière de Dohr entra, l’Imam(p) demanda à Hajaj ibn Masrouq de faire le Athan, puis demanda à Horr :

Veux-tu prier séparément avec ton groupe ? Al Horr répondit : non, nous allons prier avec vousIls prièrent tous ensemble, ils furent de même pour la prière de Asr, ensuite l’Imam Hossein(p) fit un

autre discours :

Ho gens, si vous étiez pieux, vous reconnaissiez la vérité Allah sera satisfait de vous, nous la famille du Prophète (paix soit sur lui et sa famille) sommes les vrais successeurs que ces prétendants qui vous indignent, si vous nous acceptez pas, et vous ignoriez nos droits, et vous changiez d’avis, je me retire de chez vous.

Al Horr n’était pas informé de ces écrits dont parlait l’Imam Hossein(p), et dit : de quelles lettres
parlez-vous ? L’Imam(p) demanda à Oqbah ibn Samaan de sortir les deux grands sacs remplis de messages écrits, al Horr dit : nous ne faisons pas partie de ceux qui vous ont écrit !

L’Imam se prêta à s’en aller, mais al Horr l’empêcha en lui disant : je ne vous laisserai pas partir je vous remets à Ibn Zyade, L’imam Hossein (p) lui répondit fermement : « la mort est plus proche de toi que ce que tu veux faire. » ils montèrent tous à cheval pour retourner à Yathrib mais a Horr les

empêcha. ; L’Imam lui demanda fermement :

-mais que veux-tu de nous ?
- je veux vous guider à Ibn Zyade
-je ne te suivrais pas
-je ne vous laisserai donc pas vous en allez.
-je ne suis ordonné de vous tuer, mais de vous faire venir à Koufa, pouvez-vous prendre une route qui ne vous mènera ni à Koufa ni à Yathrib !?Le temps d’écrire ibn Yazide pourvu que je n’aie plus affaire à vous.

C’est ainsi que l’Imam accepta l’accord et s’orienta vers al Adheb et Qadissya sous la surveillance de l’armée de al Horr ibn Ziyade.


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A Karbala

Arrivés à Karbala, Imam Hossein (p) et ses compagnons, se trouvent obligés d’y rester
suite à la demande insistée de Horr, Imam Hossein se tourna vers eux et dit : Où somme nous ?
- Karbala
- « Ho Allah, je me refuge à Toi du Karb (supplices et chagrins) et balaa (le mal) » dit-il les larmes aux yeux.

A ce moment-là, l’Imam fut certain que la grande épreuve de Karbala est arrivée, il pleura en disant : « ici, est une terre de nos supplices et chagrins, c’est ici notre arrêt et c’est ici que nous serons tués »Abou Fadh al Abbas (p) se précipita, avec quelques autres jeunes de la famille de Ahl Bayte (p), à monter les tentes et abris pour les femmes et les enfants inquiets et effrayés de tout ce que les attend …

L’Imam (p) lève les mains : « Ho Allah, nous sommes la famille de Ton Prophète Mohammed (p), les Ommeyades nous ont sortis, expulsés, éloignés du Haram de notre Grand-père, Ho Allah rend nous justice, et aide nous contre ces criminels »ensuite i se tourna en leurs disant «  les gens sont esclaves de la vie d’ici-bas, la religion n’est que parole sur leur langue, en vérité ils ne suivent que leurs intérêts, quand il y a épreuve, il n’y a plus beaucoup de religieux »
Paroles d’or que nous enseigna l’Imam (p), effectivement, les gens ne résistent ou peu aux épreuves, les gens ne prennent les religions que pour l’apparence, en réalité ils sont esclaves aux intérêts matériels, esclaves aux pouvoirs politiques. Rare ceux qui résistent Comme l’Imam Hossein(p) et ses compagnons.

L’Imam Hossein(p) loue et remercie Allah puis dit : « vous voyez bien ce que nous arrive, le monde a changé, il nous fait plus de faveur, il ne reste plus rien, ne voyez-vous pas que le bien est délaissé et qu’on empêche plus le mal ! Le croyant devrait vouloir rencontrer Allah car en réalité c’est en la mort le vrai bonheur, par contre la vie avec les injustes n’est qu’un ennui. »C’est ainsi que l’Imam Hossein(p) montra à tous la réalité de la situation, la gravité des prochains événements, et c’est ainsi que l’Imam(p) débute la grande bataille de Achoura, suivi par ses compagnons peu nombreux mais fidèles, parmi eux Zouhir ibn Qayin qui dit : Entendu ho fils du Prophète(p), même si nous étions éternels dans cette vie nous aurions préféré de nous soulever à tes côtés »A son tour, un autre brave homme,Borayr, présent dit : « ho fils du Prophète (paix soit sur lui et sa famille), combattre à tes côtés est une faveur qu’Allah nous accorde, et que nos membres soient amputés pour te défendre, ton Grand-père Mohammed sera notre intercesseur le jour du jugement dernier »

Un autre croyant, Nafee, dit : « comme tu le sais, ton grand-père le messager(p) d’AllahIl n’a pas réussi à se faire aimer comme il l’aurait souhaité, ni se faire obéir, il connut beaucoup d’hypocrites qui lui promettaient leurs soutien, et cachaient leur trahison, le rencontrèrent avec des mots doux, et le poignardaient en son absence, et ce fut ainsi jusqu’à sa mort ; pareil pour ton père Ali(p), beaucoup de gens donnèrent leurs promesse à le soutenir, mais en réalité il connut beaucoup de traitres et apostats, jusqu’à sa mort ; et te voilà parmi nous aujourd’hui dans la même situation qu’eux deux, celui qui te trahi ou renie sa promesse, lui seul est perdent, allons y donc guide nous vers la bonne voie, que ce soit à l’est ou à l’ouest, notre destin nous attristera pas, nous ne détestons pas rencontrer notre Seigneur, nous sommes alliés à tes alliés, ennemis à tes ennemis »

Ce que dit Nafee, traduit parfaitement les répétitions des évènements, conscient des difficultés que le Messager(p) connut et surtout le problème des hypocrites autour de l’Imam Hossein(p), ces chiites qui se retiraient progressivement, reculaient face aux menaces des Ommeyades.

Les armées se préparent à l’attaque de l’Imam Hossein(p)Ibn Marjana ne pouvait espérer mieux, entouré de traitres et criminels qui n’attendaient que l’ordre de tuer pour tuer l’Imam(p) et toucher la récompense, il se lança à la

recherche de celui qui arrête l’Imam(p) puis le tuer, il nomma le maudit Omar ibn Saad pour cette terrible mission. Ibn Marjana lui demande de repousser l’Imam(p), Omar ibn Saad refusa, mais menacé de démission il accepta, il ne supporta pas la perte de la Région de Ray qu’il gouvernait, il prépara une armée de quatre mille soldats, envoyés à Karbala, sous le commandement de Horr ibn yazide Riyahi.

Le discours de Ibn Ziyade

Il rassembla la population à la mosquée, tous effrayés et soumis, il leur dit « vous connaissez la famille de Abou Sofiane et vous les avez trouvés tel que vous les souhaitez, et voici le prince des croyants Yazide, vous ne lui reprochez rien, il est droit, juste avec la population, généreux, vous offre la sécurité, tel que son père Moawiya, il ne vous prive pas des richesses, au contraire il vous multiplie les donations, et donc, il vous demande de le soutenir contre son ennemi Hossein, répondez à son appel, et obéissez le »Ce fut exactement leur langage, les tentations matérielles, la grande majorité répondit à l’appel, sous les commandements de : Hoçayne ibn Namir, Hijar ibn Abjar, Chemr ibn dhe Jawchan, Chabt ibn Rabei, et d’autres, et rejoignirent Ibn Saad à Karbala.

L’embargo sur le fleuve de l’Euphrate

A l’arrivée de l’armée, les soldats coupèrent toute source d’eau pouvant servir à l’Imam Hossein(p), pendant plusieurs jours, privés d’eau, hommes femmes et enfants ; l’Imam (p) n’en pouvait plus voir les bébés assoiffés, les mamans incapables d’allaiter les nourrissons,

le poète Anwar Jondy dit :

Les atroces jouissent d’eau,
la famille du Prophète(p) est sans eau, quelle injustice comment est-ce qu’un lion puisse avoir soif !
Les petits de l’Imam Hossein(p) pleurent au désert, au secours notre Seigneur !

Sans doute Aucune religion ne permet cela, mais ceux-là, sans miséricorde se vanter même cette victoire, un d’eux, le maudit Mohajir ibn Aws, cria de loin : «  Hossein ! Ne vois-tu pas cet eau bouger comme des serpents, tu en gouteras jamais, tu mourras de ta soif »Un autre, Omrou ibn Hajjaj cria aussi : « Hossein, de ce fleuve, les chiens les ânes et les sangliers ont bu, toi tu n’en aura aucune goûte, tu boiras de l’enfer » ce dernier fut pourtant un de ceux qui écrièrent Hossein (p).Un troisième cria très haut pour être entendu par les espions de ibn Marjana et obtenir la récompense : «  Hossein, vois-tu cet eau tu n’en boiras jamais ! »L’Imam lèves ses mains à ce moment-là et dit «  Ho Allah, tue le de soif et ne lui pardonne jamais
Le martyre
Qamar Bani Hachim fut inlassablement à se battre pour la justice,
Abbas ibn Ali (p) hérita son courage de son père Ali (paix soit sur lui), et de ses
oncles (les frères de Om al Banine (p)).Il le prouva durant Achoura’a, il ne se découragea point,ne recula point devants les menaces et les attaques de l’ennemi ;malgré qu’ils le tentèrent en lui proposant de ne plus soutenir son Frère l’Imam Hossein (paix soir sur lui) contre une bonne place auprès du gouverneur, mais ,personne ne réussit à le convaincre,et continua à lutter pour ses principes et les causes des pauvres et opprimés.: il resta toute sa vie fière et fixé sur ses buts au côté de son père et ses frère, il ne voulut jamais se plier au Ommeyades ni aux ordres de qui que ce soit. Il crut toujours que la mort sans humiliation est un bonheur et vivre au milieu des injustes n’est qu’un grand ennui !

يا نفس من بعد الحسين هوني... وبعده لا كنت أن تكوني
هذا الحسين وارد المنون... وتشربين بارد المعين
تالله ما هذا فعال ديني

l’affection qu’il eut pour les enfants les jours de Achour’a témoigne de son grand cœur et tendresse qu’il donna pendant que les soldats de ibn Marjana étaient autour du fleuve l’empêchant de s’approcher, lui, il combattait jusqu’à qu’il réussît à remplir sa gourde, prendre de l’eau dans ses mains, puis il pensa aux enfants assoiffés depuis plusieurs jours, il jeta l’eau, oui,c’est la solidarité et le cœur de Abbas (paix soit sur lui).

en les voyant l'attaquer par groupe , il riposte avec son épée et dit :

لا أرهب الموت إذا الموت زقا ...حتى أوارى في المصاليت لقا
إني أنا العباس أغدو بالسقا ...ولا أهاب الموت يوم الملتقى

peut après, Zayd ibn Raqad al-Jahani avec l'aide de Hakim ibn Tofayl Sanbossi lui ampute le bras droit, il prit (p) son épée avec sa main gauche et se défend avec courage en disant :

والله إن قطعتُمُ يميني ...إني أحامي أبدا عن ديني
وعن إمام صادق اليقين ...نجل النبي الطاهر الأمين

à ce moment là Hakim ibn Tofayl lui tend un piège derrière un palmier et lui amputé le bras gauche, malgrè cela Abbas ne laissa pas le drapeau tomber et et le serre contre lui. Ils l'attaquèrent tous à la fois avec énormément de flèches, l'outre est trouée puis vidée, il est atteint d'une flèche dans l'oeil , une autre à la poitrine, enfin l'un de ces maudits prit un bâton de fer et donna des coup sur sa sainte tête paix soit sur lui. Toute cette torture auprès du fleuve d'al-Alqami ..
Abbas appelle très fort : je te salue ho Aba abdellah !
l'Imam Hossein arrivé devant son corps dit en pleurant : je suis affaibli, je n'ai plus de solution, mon ennemi se félicite de cela

Il retourne aux tentes où les femmes et enfants attendaient les nouvelles d'Abbas (p); en le voyant , Sakina effondrée lui demande : mais où est-il mon oncle Abbas ? Il n'a toujours pas apportée l'eau ..

Hossein lui réponde : ton oncle est tué .. Zaynabe en l'entendant cria Ho mon frère ho Abbas qu'allons nous devenir sans toi
toutes les femmes et enfants pleurèrent Abbas, Hossein se joint pleurer avec eux aussi ..

c'est le martyre d'Abbas !